Le premier Parcours coordonné renforcé (PCR), issu de l’article 51 et inspiré par l’expérimentation EMNO, a été officiellement lancé. Il vise spécifiquement la prise en charge de l’obésité complexe chez l’adulte, marquant une étape importante dans l’amélioration de l’accompagnement des patients concernés.
Un cadre structuré pour une prise en charge globale
Le cahier des charges de ce PCR est désormais consultable sur Legifrance, via l’arrêté du 26 février 2026 pris pour l’application de l’article R. 4012-1 du code de la santé publique. Ce parcours s’appuie sur une équipe socle pluridisciplinaire, indispensable pour garantir une prise en charge complète et personnalisée.

Qui compose l’équipe socle ?
- Un médecin spécialiste de l’obésité (endocrinologue-diabétologue-nutritionniste, hépato-gastro-entérologue, médecin généraliste, pédiatre ou psychiatre) formé en nutrition, en charge de la coordination.
- Un infirmier diplômé d’État pour le suivi médical et éducatif.
- Un diététicien pour l’accompagnement nutritionnel.
- Un psychologue clinicien pour la prise en charge des dimensions psychologiques et comportementales.
- Un professionnel autorisé à dispenser l’activité physique adaptée (APA), afin d’intégrer une approche globale incluant le mouvement.
Un financement adapté aux besoins des patients
Le PCR est financé par un forfait couvrant une durée maximale de deux ans et demi, permettant de proposer un suivi médical et paramédical personnalisé. Ce dispositif vise à répondre aux besoins spécifiques de chaque patient, en intégrant toutes les dimensions de la prise en charge de l’obésité complexe.
Quelles structures peuvent déployer ce parcours ?
Trois types de structures sont éligibles pour mettre en œuvre ce PCR :
- Les Maisons de Santé Pluriprofessionnelles (MSP) sous forme de SISA, à condition qu’un médecin formé à l’obésité en soit membre.
- Les centres de santé, dès lors que le médecin spécialiste de l’obésité y est salarié ou vacataire.
- Les établissements sanitaires exerçant une activité de prise en charge de l’obésité.
Note : Une habilitation conjointe de deux structures est possible, favorisant ainsi les synergies locales.
Un appel à candidatures pour les régions les plus touchées
Les Agences Régionales de Santé (ARS) organiseront un appel à candidatures avant le 30 juin 2026, ciblant en priorité les 5 régions où la prévalence de l’obésité est supérieure à la moyenne nationale. Le Grand Est fait partie de ces régions, avec un objectif maximal de 26 structures autorisées à déployer le PCR sur son territoire.
Les projets devront être déposés via une téléprocédure dédiée, dont la mise en œuvre est prévue début mai. Une opportunité à saisir pour les structures souhaitant s’engager dans cette dynamique innovante !
Pourquoi ce PCR est-il une avancée majeure ?
- Une approche pluridisciplinaire : L’intégration de différents professionnels permet une prise en charge globale, allant du médical au psychologique, en passant par l’activité physique.
- Un financement sécurisé : Le forfait associé garantit une prise en charge sur le long terme, adaptée aux besoins évolutifs des patients.
- Une reconnaissance de l’obésité complexe : Ce parcours souligne la nécessité d’une prise en charge spécifique et coordonnée pour les patients concernés.
Et après ?
Les professionnels de santé de la CPTS sont invités à se mobiliser pour participer à cet appel à candidatures et contribuer à l’amélioration de la prise en charge de l’obésité complexe. Une occasion de renforcer les liens entre les acteurs locaux et d’offrir aux patients un accompagnement de qualité, coordonné et personnalisé.
Restez informés : Les détails sur la téléprocédure et les modalités de candidature seront communiqués prochainement par les ARS.
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